Parti Socialiste de Narbonne
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Soirée débat sur la « mal bouffe »

La commission débats de la section a débuté une série de soirées débat sur des thèmes de société . « Le débat est au cœur de l’action politique socialiste » explique Alex Bullich, militant du ps de Narbonne et l’un des animateurs de la commission débats. « Être socialiste, c’est être animé par la culture du débat. Confronter sa pensée est la première étape de l’acte citoyen. Pour comprendre le réel et aller à l’idéal, selon les mots de Jaurès, il faut débattre ». Pour une première, c’était une première réussie. La salle de réunion de la maison des socialistes affichait complet, d’autant plus que le débat était suivi d’un repas en commun, un repas faisant la part belle au bio et au fait maison.

C’est Olivier Aguzou, secrétaire de la section du PS de Narbonne, qui ouvrit le débat en montrant les dérives du système agroalimentaire.

Alex Bullich a dressé ensuite le tableau de ce que représente le concept de la mal bouffe « parler de la malbouffe, c’est parler du système dans lequel nous vivons.  L’affaire récente, qui nous touche dans l’Aude, a été présentée comme un cas de fraude. Ce n’est pas un cas particulier. C’est la mise en lumière d’un phénomène systèmique. La répétition des scandales et la liste des enseignes concernées sont significatives ».

L’une des solutions au problème de société qu’est la mal bouffe avec toutes les conséquences sanitaires et économiques qu’elle entraîne réside en grande partie dans l’agriculture bio et les circuits courts. Mais la France, pourtant pionnière de l’agriculture bio, n’est pas spécialement à la pointe de ce type de consommation.

La part du bio dans la consommation alimentaire ne représente que 1,4 % contre près de 5 % en Autriche ou de 4 % au Danemark ou en Allemagne. Un Français dépense en moyenne 32 euros par an pour des produits bio tandis qu’un Autrichien en dépense 90, un Danois 80, un Allemand 64, un Britannique 42.

Pascale Bernard, conseillère municipale à la mairie de Labège en Haute Garonne est venu témoigner de l’expérience menée avec succès depuis plusieurs années à la cantine de l’école. La mairie a fait le pari du bio et ça marche.  Aujourd’hui, les produits issus de l’agriculture bio représentent 20 % des repas et ce chiffre ne cesse de grimper. Dans le cadre de son plan communal de développement durable, la commune de Labège s’efforce depuis de proposer des aliments issus de producteurs locaux et des fruits et légumes de saison. 

Pour Jacques Bascou, venu ce soir là en spectateur, mais en spectateur actif « favoriser le bio et les produits locaux dans les cantines est une démarche qui intéresse la ville mais qui est très difficile à mettre en place en raison du manque de producteurs à proximité et de produits locaux. Mais c’est une piste qui est travaillée par les élus. Hélène Sandragné, 1ère Adjointe déléguée aux Affaires générales et aux politiques de santé a présenté en tant que troisième intervenante dans le débat, les différentes actions menés par la ville de Narbonne depuis 2008 pour promouvoir et développer les activités physiques et prévenir ainsi les problèmes d’obésité. « Bien manger et bouger, tel est notre crédo pour les scolaires de la ville, et différentes actions sont menées en ce sens » .